| La PMEV |
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| Écrit par Yannig Marchegay | |
| Dimanche, 30 Août 2009 01:00 | |
La PMEVLa PMEV, qu'est-ce que c'est ?La PMEV est une pédagogie inspirée du mouvement Freinet lancée par Michel Monot, IEN en Nouvelle-Calédonie, pour enrayer le problème d'absentéisme dans les écoles. Je n'ai pas voulu faire de copier-coller de l'historique écrit par M. Monot, vous pouvez lire l'article http://www.pmev.fr/articles.php?lng=fr&pg=52 pour plus d'informations (c'est très clair et pas très long). Plus d'informations sur www.pmev.fr et sur le fil dédié du forum EDP. Le temps individuel (TI)Le temps individuel est le moment où les élèves sont sur leur plan de travail. Comme son nom l'indique, ils travaillent seuls à ce moment. Ils choisissent leurs exercices.
Le bilan (temps d'aide collective)Je n'ai pas comprisQuand un élève ne parvient pas à faire un exercice, il peut :
Le bilan consiste à demander à la classe de l'aide. L'objectif est que tout le monde se mette ensemble pour tâcher de mettre l'élève en difficulté sur la voie. Élève : la première chose est déjà que l'élève en question arrive à exprimer ce qu'il a compris et ce qu'il n'a pas compris (ça peut être un mot, une tournure, une procédure, etc.) et ce n'est pas la partie la plus aisée. Classe : ce qui n'est pas facile est d'arriver à expliquer sans donner la réponse, à mettre l'élève sur la voie sans lui dire exactement ce qu'il doit faire. J'ai comprisSi un élève a résolu un problème difficile ou un exercice en utilisant une méthode que je juge particulièrement intéressante, il peut également passer au bilan pour expliquer comment il a procédé.
La PMEV et moiLe pourquoi du commentL'an dernier, j'ai eu beaucoup de soucis de discipline avec certains éléments. J'avais alors une pédagogie très frontale qui semblait fort ne pas convenir à tout le monde. J'ai donc passé l'été à étudier comment adapter ma manière de gérer la classe pour donner envie à tout le monde de travailler et impliquer les élèves dans leurs apprentissages, les rendre acteurs de leur processus d'acquisition des savoirs et savoirs-faire. La manière de faire sa classe ne résout pas tout mais il est clair que c'était une piste de travail à réfléchir en profondeur.
Le cheminementTrès tôt dans l'été, j'ai découvert ce système de fonctionnement par plans de travail/bilans. Moi qui avais justement du mal à différencier en pédagogie frontale, j'étais intéressé par cette manière de voir les choses. J'ai donc beaucoup lu sur le sujet : tout d'abord les articles du site www.pmev.fr, puis je me suis manifesté sur le forum EDP, où j'ai posé un grand nombre de questions (un grand merci pour leur patience d'ailleurs !). À force de lire, relire, laisser mûrir, lire de nouveau, etc., les idées ont fini par faire leur petit bonhomme de chemin dans ma tête, je me suis approprié un certain nombre de fonctionnements, ai décidé d'en modifier d'autres, tant et si bien qu'une semaine avant la rentrée, j'ai décidé de manière ferme de m'impliquer à fond dans cette pédagogie cette année.
Au débutÀ la rentrée, le fonctionnement a été volontairement simplifié afin que les enfants s'installent dans cette nouvelle façon de faire : simple plan de travail, très peu de fiches (plutôt des exercices "classiques"), bilans très guidés et aucun graphique de suivi. Au fur et à mesure que les élèves s'approprieront les outils et les méthodes de travail, je complexifierai la chose pour entrer plus en profondeur dans cette pédagogie.
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| Mise à jour le Samedi, 06 Février 2010 15:31 |




Commentaires
Parce qu'ils le valent bien
- l'outil ne fait pas la pédagogie,
- il ne suffira pas à faire les maths, il manquera toute la partie maths naturelles, calcul vivant et compagnie (pour les maths), la démarche expérimentale et la recherche documentaire (pour les sciences), l'inclusion dans des projets, etc. Ce sera un outil parmi tant d'autres.
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